Home Éducation Des talents du futur aux métiers de l’acquisition client : Rocket School

Des talents du futur aux métiers de l’acquisition client : Rocket School

« En France vous avez d'un côté des entreprises qui cherchent à recruter mais qui ne trouvent pas et de l'autre des talents qui s'ignorent. Et pourtant il ne manque parfois pas grand-chose pour les faire matcher. C'est l'objectif de Rocket School : faire le lien entre ces populations qui ne se connaissent pas », explique Cyril Pierre de Geyer, 43 ans, cofondateur et ceo de Rocket School.

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Cyril Pierre de Geyer, fondateur et ceo Rocket School
Cyril Pierre de Geyer, fondateur et ceo Rocket School

Doc sur la Grande École du Numérique – Rocket School  

Installée à Lyon, Paris, bientôt à Nantes et Marseille, Rocket School est une école 100% gratuite dont le but est de former aux métiers de demain : Inside Sales, Data Design, Growth Hacker, Mobile Marketer, etc. Sa baseline est “Vers l’infini et au delà.

« L’approche sociale et business de Rocket School est un modèle extraordinaire », s’enthousiasme le fondateur de BlaBlacar, Frédéric Mazzella.
Finaliste de la BFM académie 2019 et du concours LetsGoFrance 2020, Rocket Schooentend s’implanter d’ici peu dans les principales villes de France et, grâce à la formation en ligne présente, être sur le reste du territoire.
Cette école spécialisée dans le commerce numérique offre une formation express. Des Bachelors et des Mastères sont proposés pour trois mois (full time) de cours intensifs, suivis d’une période d’alternance de 12 à 24 mois en entreprise partenaire. L’idée est d’apprendre aux étudiants à apprendre. « La pédagogie 42 est enfin appliquée 42 à l’enseignement du business », Nicolas Sadirac, dir 42. 

Seule la motivation compte

Bienveillance et excellence sont les deux valeurs que défend Rocket School. 
« Notre vocation est sociétale. Nous nous sommes inspirés de ce qui se fait dans la Silicon Valley et nous formons sur des compétences qui ne sont pas encore très présentes en France », souligne dirigeant Rocket School, Cyril Pierre de Geyer.
 Toute personne ayant envie de se reconvertir doit déposer sa candidature sur le site https://rocket-school.com/
Ni CV, ni diplôme ne sont regardés, seule la motivation compte. « On va te trouver un travail dans lequel tu seras heureux. Et on va t’y préparer, avec beaucoup de bienveillance. Et un peu d’exigence », souligne son Ceo. 
La sélection se  déroule en deux phases : une 1ère basée sur un algorithme évalue les candidats à partir d’un questionnaire en ligne d’une durée heure. La seconde s’attache à des vidéos de présentation. Une trentaine d’étudiants sont retenus par promotion.
À cette date, cette École spécialisée dans les métiers Numérique a un effectif de 600 apprenants dont  60 sont répartis en deux promotions à Lyon sur le Campus Région du numérique, à côté de l’école 42. 
« C’est au milieu de l’écosystème start-up. On serait proche du Campus Région du numérique, de l’école de code 42, de la Digital League, de l’IT Academy, etc », observe Muriel Gerfaud, la directrice générale Rocket School de Lyon.   Avant d’ajouter : « On s’ancrerait très bien là-dedans ».

Une école 100 % gratuite pour les étudiants 

Une petite quinzaine d’intervenants en interne et une vingtaine d’extérieurs mais réguliers participent au bon fonctionnement de cette École dédiée au numérique.
Les formations sont financées par Pôle Emploi, par les opérateurs de Compétences et par les entreprises. Ce qui rend l’enseignement 100 % gratuit pour les personnes qui désirent se reconvertir vers l’univers du numérique. 
 89 % d’entre elles retrouvent un emploi après la formation. Ce qui est  un exploit par rapport aux autres écoles. 
« L’entreprise familiale que j’ai intégrée (Openska) m’a fait confiance et m’a aidé à très vite devenir opérationnel. J’ai même été le premier de ma promo à réussir une vente en entreprise, ce qui m’a fait gagner un concours symbolique au sein de l’école », déclare Aaron, 28 ans, légionnaire sans le Bac,  devenu Business Developer à Openska après une validation des acquis de l’expérience à Rocket School. 
👏 Derrière cette initiative se cache la clé de l’innovation et de l’entreprenariat de son fondateur Cyril Pierre de Geyer. Durant l’interview, il nous parle de sa recette et de ses ambitions. 

« Je voulais être vétérinaire, j’ai louper quelque chose »

Au collège quand on demande aux enfants leur métier après les études, les réponses sont souvent vagues. Ce qui est normal. Mais Cyril Pierre de Geyer savait exactement de quoi il avait envie. 
Vétérinaire, c’était son rêve d’enfance. Mais au fil du temps, les choses ont évolué. Même s’il n’est pas devenu vétérinaire, il est quand même resté dans le secteur de la science. 
« Je n’étais pas à proprement parler un bon élève, j’ai fait six collèges et lycées pendant ma scolarité. Je m’ennuyais très vite dans un cadre d’enseignement traditionnel. Après une Fac de science, j’ai intégré EPITA et j’ai eu une révélation pour l’informatique. Et j’ai créé ma première société, Kaptive, une Web agency en 2001. A l’époque c’était très novateur. 
D’ailleurs j’ai développé une sorte de youtube pour France 3 en 2004, avant l’arrivée de Youtube. J’ai écrit un livre, « PHP 5 avancé » qui a été réédité une dizaine de fois et j’ai beaucoup investi de temps dans l’écosystème Open Source prônant le partage ».

Rocket School, quelles sont les principales raisons et comment tout s’est déroulé ?

« Pour comprendre Rocket School il faut comprendre mon histoire. Pour faire vite :
De 20 à 30 ans j’ai créé et revendu des sociétés dans le conseil et la formation high tech
Ayant moins besoin de travailler de 30 à 40 j’ai exercé dans l’éducation (Directeur Général Adjoint d’Epitech, Professeur affilié à HEC, Co-founder Openska)
  Enfin, voulant donner plus d’impact à mon action j’ai créé Rocket School à 42 ans ».

Au-delà de l’impact de vos actions, pourquoi avez-vous initié une telle structure ?

En France vous avez d’un côté des entreprises qui cherchent à recruter mais qui ne trouvent pas et de l’autre des talents qui s’ignorent. Et pourtant il ne manque parfois pas grand-chose pour les faire matcher. C’est l’objectif de Rocket School : faire le lien entre ces populations qui ne se connaissent pas.
Il s’agit d’un projet sociétal, c’est pour cela que nous avons fait en sorte que la formation soit gratuite pour les participants (financée par nos amis de Pôle Emploi et par les OPérateurs de COmpétences). 
L’autre spécificité c’est que nous recrutons sur la personnalité, pas sur les diplômes pour laisser à tout le monde sa chance.

Quelles sont vos différentes missions au sein de Rocket School ?

Je fais ce que je sais le mieux faire : j’impulse des idées et je leur donne vie, je suis un faciliteur. Concrètement aujourd’hui je pilote la pédagogie, la direction et la communication. Le travail, l’optimisation et l’envie d’aider sont ce qui fait ma force aujourd’hui.

Quelles sont les actions et activités de Rocket School ?

Nous sommes dans l’économie Sociale et Solidaire, notre vocation est d’avoir un impact positif sur le monde
Nous trois piliers sont :
1- mettre la bonne personne au bon endroit
2- la former de façon opérationnelle à un métier qui recrute
3- lui permettre d’apprendre à apprendre
Pour mettre la bonne personne au bon endroit nous faisons passer des tests de personnalité pour vérifier qu’un candidat à toutes les chances de réussir et de s’épanouir dans les jobs sur lesquels nous formons.
Par exemple je considère que ce n’est pas rendre service à quelqu’un qui n’aime pas du tout aller vers les autres que de l’accepter dans notre formation de digital business developer, de commercial du numérique.
Pour former de façon opérationnelle il faut mettre les mains dans le cambouis, apprendre les bases d’un métier.
L’objectif c’est que le premier jour en entreprise, il soit prêt à démarrer sur ce que j’appelle le SCOM, le Socle de Compétences Opérationnelles Métiers. Par exemple un commercial saura prendre son téléphone et contacter ses cibles pour identifier si elles pourraient avoir besoin d’un produit, pour les qualifier.
Et enfin nous travaillons sur l’autonomie, pour leur permettre de ne plus avoir besoin de nous, pour apprendre en autonomie. 
Pour résumer à une phrase nos activités, je dirai que nous formons les talents de demain aux métiers de l’acquisition client (marketing digital, vente, fidélisation, support…). Formation, reconversion, métiers du marketing, vente, numérique, sociétal, sont les mots clés qui définissent vraiment l’école. 

Que pensez-vous du monde après cette crise sanitaire ?

C’est une pandémie, pas un miracle mais j’espère quand même que nous serons plus vigilants pour nous même et pour la planète. Ceci dit je pense qu’on a ouvert la porte au télétravail et c’est une bonne chose.

Avez-vous une petite anecdote sympa pour vos clients et vos followers ?

On recrute sur la personnalité en nous basant sur un algorithme. Un jour un candidat qu’on avait refusé s’est présenté en costume à la porte de l’école en nous disant qu’il voulait absolument faire Rocket School. On l’a tout de suite réintégré dans le processus, il avait montré qu’il avait le tempérament d’un commercial.
Sinon j’ai une ancienne prof de philo qui est devenue Growth Hacker, un métier très orienté capitaliste dédié à la génération de clients. J’adore le principe de passer d’un extrême à un autre.

Quel est votre projet à long terme ?

A long terme nous travaillons sur un algorithme qui permettra de faire coïncider les talents et les besoins pour les recrutements.
Plus d’info
ROCKET SCHOOL LYON
Jessica BOUSSARD
e-mail : jessica@rocket-school.com
TEL : 04 81 68 10 27 11
Jean-François Kitten
E-mail : presse@rocket-school.com
Tel :  +33 (0)6 50 51 34 61
adresse : 11 PASSAGE PANAMA, 69002 LYON

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